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Nouvelles du Mexique



    Mirra y Roberto Ochoa
Nous vivons à Ecotepec, un quartier écologique situé dans le dernier village indigène de Cuernavaca, qui continue à être gouverné par les usages et coutumes (des villages qui gardent une autonomie propre), près de cette grande ville de 800.000 habitants. Malgré le fait que nous vivons dans un milieu suburbain et hostile, nous essayons d’établir des relations plus coopératives et communautaires. Pour cela, nous avons lancé en 2011 le projet de Jardin pour la Paix. Ce n’a pas été facile puisque la plupart de voisins sont habitués à vivre uniquement dans leur espace privé.
    Nous espérons pour cette prochaine saison des pluies pouvoir planter ensemble une petite « milpa » de maïs, frijol et courges. D’un autre côté, après le retour de Javier Sicilia et Isolda Osorio de leur séjour de deux mois à Saint Antoine, nous avons pris avec eux la décision de créer un nouveau projet : un Centre de Formation à la Non-violence. Nous avons déjà rédigé ce projet et nous attendons des soutiens.
    Roberto : Je participe à des actions du Mouvement pour la Paix et je fais le suivi de la Loi des Victimes à Morelos. Je suis retourné donner des cours d’éthique et philosophie du droit à l’Université de La Salle, à Cuernavaca. J’aide Mirra avec le jardin et la boulangerie. Je nage et je fais du yoga une fois par semaine.
    Mirra : Je fais à peu près 50 pains par semaine, que je vends à Cuernavaca et à Tepoztlan. Je m’occupe du jardin familial qui nous donne 70% des legumes que nous consommons. Je mets en pratique ma formation d’enseignante de Yoga, que j’ai fait en Hollande, dans le mouvement Critical Alignment Yoga et je donne déjà deux cours par semaine.

Javier Sicilia
Depuis les 6 mois du nouveau gouvernement, les assassinats continuent, plus de 8000, ainsi que les disparations, les kidnappings, les extorsions. Malgré la loi de victimes, la justice n’apparait pas et l’état est de plus en plus inexistant. Dans certaines régions, cette absence se traduit dans la création d’autodéfenses et de polices communautaires, pour se protéger contre le crime.
Il y a quelques semaines, je suis allé à Matamoros, Tamaulipas, pour voir le juge qui s’occupe du dossier de mon fils et ses compagnons assassinés. On m’a mis un dispositif sécuritaire incroyable : une voiture blindée et une suite de douze patrouilles fédérales et municipales. La ville est déserte : il n’y a pas de femmes ni enfants dans la rue ; peu de voitures circulent et dans chaque commerce, il y a deux ou trois « faucons », payés par le crime. Mon chauffeur me disait : « ici vous ne verrez que nos convois et ceux des criminels. On essaye de de se côtoyer mais nous nous affrontons souvent ».
Récemment, à la ville de Mexico, 11 jeunes ont été « disparus », c’est-à-dire qu’on les a obligé à entrer dans des voitures et on les a amené. Pour l’instant, personne ne sait rien d’eux.
Quant à moi, je continue comme je peux ce combat en essayant de mettre en place des petits pas pour aller vers une vie communautaire avec Roberto et Mirra et la création d’un petit centre de non-violence et culture de la paix (voir ci-dessous). C’est devenu clair pour moi que je souhaite m’engager dans l’Arche, je demande le postulat et cela produit en moi une grande joie.

Projet de création d’un Centre de formation à la non-violence et à la culture de la paix au Mexique

    Nous travaillons pour la création d’un Centre de Formation à la Non-violence au Mexique. Le pays a une longue tradition de luttes armées mais il ne connait pas beaucoup la non-violence comme force de vie et de transformation sociale.
Dans ce contexte spécialement violent d’une guerre contre le narcotrafic, une guerre que le peuple n’a jamais demandé, nous pensons qu’appeler les personnes de notre pays pour qu’ils connaissent les vrais chemins vers la paix a beaucoup de sens. Le projet est d’ouvrir une ou deux formations à partir de septembre. Mais nous aspirons à le faire devenir, avec le temps, une référence pour notre pays et que nous puissions avoir une influence dans les villages et communautés indigènes, dans les centres d’études et universités, mouvements sociaux et organisations de la société civile. C’est ça notre rêve.
Si vous êtes intéressés, contactez-nous : rxochoa@hushmail.com

Angelica Solis et le Kibboutz d’Amexthe


    Actuellement, je suis dans une démarche de demande de postulat dans l’Arche.

    La communauté où j’habite a été fondée il y a 20 par un prêtre catholique, décédé il y a quelques années. Actuellement, j’en suis la coordinatrice. Nous avons une infrastructure très grande, avec hôtellerie, jardin maraicher, serres, terres pour le blé, le maïs et le frijol. Nous avons une fromagerie, nous produisons aussi des yaourts pour la vente et pour notre consommation. Nous avons aussi un centre social dans le village proche. Nous avons une vie communautaire ; nous sommes actuellement 12 personnes : une famille uruguayenne, une femme des USA, une autre de Costa-Rica et les reste des mexicains. Nous nous occupons tous du Centre Social.

    Nous sommes en train de redéfinir ce que nous voulons vivre dans notre communauté, les valeurs et l’axe central. La non-violence est un thème très important pour le Mexique d’aujourd’hui et nous voulons être une espace de réflexion et de vie de la non-violence. Maintenant j’ai demandé le postulat pour moi dans un premier temps mais plus tard nous verrons si nous le demandons pour l’ensemble de la communauté.

    Au kibboutz nous animons le centre social qui se trouve dans un village qui s’appelle Amexthe, de 3000 personnes, qui vivent dans la pauvreté. Nous sommes en train de voir si nous ouvrons une école de métiers. Nous offrons des services de dentiste, de médecine homéopathique, de cuisine nutritionnelle, de lecture pour les jeunes, de garderie pour les petits, de développement humain, d’anglais et d’informatique. Ce village a un très haut taux d’émigration aux Etats Unis. Adriana Ralph, une autre membre de la communauté, thérapeute, a beaucoup de travail puisqu’il y a beaucoup de problèmes psychologiques avec les enfants et les parents dont beaucoup sont alcooliques.

    Nous demandons des volontaires qui veuillent venir vivre ici et travailler dans le village d’Amexthe. Si vous êtes intéressés, vous pouvez nous écrire à l’adresse angelica@kibbutz.org.mx et visiter notre site www.kibbutz.org.mx


Page mise à jour le 3 Août 2013